Château de CHAMARANDE
Château de la MOTTE
Son histoire est étroitement liée à celle de Boisy. La terre de la Motte à St-Romain était rattachée au fief de BOISY ayant appartenu à Jacques Cœur qui la gouverna.
Le célèbre argentier du roi Charles VII ne fut Seigneur de Boisy que pendant 5 ans, de 1447 à 1453. Confisqué, Boisy fut vendu pour 10 000 écus d’or à Guillaume GOUFFIER, grand dignitaire de la Cour de Charles VII.
Les GOUFFIER étaient originaires du Poitou. Les membres de cette famille possédèrent successivement BOISY jusqu’en 1667.
Arthus II GOUFFIER fut l'inventeur des carrosses publics, dans lesquels on pouvait traverser PARIS pour cinq sous. C’était le prélude des omnibus. Il fut l’ami de PASCAL et mourut à Port Royal.
En 1679 Arthus GOUFFIER vendit à François d'AUBUSSON de la FEUILLADE, Maréchal de France, son duché du Roannais au prix de 400 000 livres.
Le dernier possesseur de BOISY fut le Duc d'Harcourt qui émigra en 1789.
Sa construction :
Vers 1250, la Forteresse de la Motte est édifiée sur "une motte".
Il ne restera que 2 salles basses de cette Forteresse sur lesquelles Jacques Bernay du Coudray réédifie le château en 1670.
Il emprunta les fondations, les meurtrières et les fossés à l'ancienne forteresse. Le pont à deux arceaux passe sur les anciens fossés.
Le château est composé d'un seul corps de bâtiment à haute toiture dont la charpente pèse 92 tonnes et la couverture 37. Les 4 tours d'angles prévues ne furent jamais édifiées.
L'édifice n'a pas subi les outrages du temps comme celui de Vaux.
Les chateaux de TERRE
Longtemps oubliés, les châteaux de " terre-enceinte ", " motte " et " maison-forte " sont redécouverts et étudiés par l'archéologie dans notre région Rhône Alpes. Moins prestigieux, moins solides aussi que les forteresses de pierre, ces humbles vestiges sont pourtant les traces des premiers châteaux féodaux de France, instruments d'une puissance politique éclatée. En effet vers l'an mil chaque seigneur peut construire sur sa terre les fortifications qui lui permettent de se substituer à un pouvoir central absent.
Les archéologues du XIXème s'interrogeaient quant à la fonction de ces tertres ; postes d'observation pour les uns, sépulture (tumulus), ou lieux de culte pour les autres, établissements fortifiés du moyen âge pour quelques-uns.
Souvent, l'idée même de fortification est restée dans la toponymie. Les noms de lieu de façon plus ou moins explicite : la Motte, Mollard, Puy, Poype, Chatelard et Chatelus (de Castellum : château au nord, Castel au sud, châtel au centre-est) et la tour, le fort, la garde etc.. On peut classer ces fortifications en trois catégories.
L'enceinte est la plus ancienne : elle consiste à creuser un fossé pour rejeter la terre à l'extérieur de façon à établir un rempart, complété parfois d'une palissade de bois. Les datations proposées s'étagent du haut moyen âge au XIII siècle. Citons celle de Cours-la-Ville sur une des hauteurs qui dominent le bourg actuel. Les deux autres types de fortifications sont " la motte " et " la maison forte ", qui fait assez rare, coexistent sur notre commune à 500 m l'une de l'autre.
AVOUER : reconnaitre pour seigneur celui dont on tient un fief.
ALLEU : opposé à un fief, terre de pleine propriété, libre de toute obligation.
VAVASSEUR : arrière vassal, vassal d'un vassal.
FOURCHES PATIBULAIRES : gibet composé à l'origine de 2 fourches plantées en terre, supportant une traverse à laquelle on suspendait les suppliciés.
Sources : La Maison Forte de la Forest en Roannais, communication de Henry DUPONT au bulletin de la Diana 1952.
Qu'est-ce qu'une "motte" ?
C'est un tertre circulaire et artificiel de près de 80 m de diamètre, assez élevé et entouré d'un fossé profond.
Cette motte a donné son nom précisément à la commune de ST ROMAIN, et avant elle, à la paroisse.
Le château que l'on connaît en occupe son emplacement.
Apparue vers l'an mil, la motte dans sa forme classique est composée d'une part, d'un tertre d'aspect tronconique sur lequel sont bâtis tour de bois et bâtiment résidentiel, et d'autre part d'une plate-forme adjacente ou basse cour, de plan elliptique où se trouvent les communs : magasins, silos, celliers, étables et poulailler.
Les deux parties sont entourées d'un fossé, éventuellement mis en eau, dont la terre, comme pour l'enceinte, a servi à la formation d'un rempart rehaussé de palissades.
Ce modèle type de motte castrale comprend de nombreuses variations quand à la forme, la taille, l'agencement, et ceci suivant principalement la topographie du lieu.
En plaine la motte sera artificielle, représentant le travail colossal d'une main d’œuvre corvéable à merci.
En pays de collines et de montagnes, on a pu utiliser le site naturel, une butte granitique par exemple en creusant des fossés à sec pour accentuer l'abrupt. Cependant le travail n'en était pas forcément plus facile : sur les crêtes rocheuses du sud de la Drôme les fossés ont été taillés à même le roc.
Un certain nombre de mottes et maisons fortes ont été arasées depuis pour faciliter l'exploitation agricole.
La Maison-forte
Plus tardives que les mottes, les maisons-fortes apparaissent durant le XIII siècle et sont mentionnées dans les textes jusqu’au XV siècle. Perdant leur fonction défensive, elles deviennent de simples exploitations agricoles. Il faut dire que le contrat d'origine qui liait le seigneur à son sujet " je te protège, tu me sers" a souvent été "battu en brèche" au cours du "long" XIV siècle, guerre de cent ans par les progrès de l'armement, arcs voire boulets de canon, des bandes armées.
Une maison-forte se compose d'un terre-plein horizontal de plan quadrangulaire, faiblement surélevé par rapport au niveau d'origine, contrairement à la motte. Il est entouré d'un fossé large et peu profond très souvent en eau ; ce sont en majorité des ouvrages des zones basses et humides : Dombes, Forez.
Notre maison-forte de la Forest " ancienne graphie de forêt " située dans un pré entre la motte et le Puits Vert est un tertre carré de 40 mètres de coté, surélevé de 2 m environ, et encadré par un fossé de 8 à 10 m de largeur. La terre extraite a permis de surélever la plate-forme qui lui servait d'assise aux constructions en bois et terre à l'origine.
En général, la maison-forte n'a pas de basse-cour ; bâtiments résidentiels et d'exploitation se trouvaient cote à cote : c'était la propriété de petits seigneurs ruraux. Cependant la lecture d'un plan cadastral et surtout d'une vue aérienne montre que celle de la forest doit faire exception. Le rectangle entouré d'un petit fossé au coté du tertre pourrait signaler la présence d’une basse-cour adjacente. Seules des fouilles pourraient confirmer cette hypothèse par la présence d'ossements d'animaux domestiques par exemple. Ajoutons qu’un texte de 1363 parle de maisons hautes et basses.
La motte de La Forest ou "Maison Forte" motte féodale de l'an 1250
Longtemps considérée comme détruite par des historiens qui s'en tenaient aux textes anciens sans études sur le terrain, et qui ne la situaient que très vaguement, elle fut redécouverte par Henry DUPONT, s'appuyant sur deux documents d'archives , qui donnaient son emplacement approximatif. Il rechercha et découvrit émerveillé ce site "d'une valeur expressive exceptionnelle le 1 avril 1947. Il s'étonne que Frédéric NOELAS, ce grand érudit, n’en aie jamais fait mention dans ses écrits. En réalité, Noelas connaissait le site.
Dans "Légendes et Traditions Foréziennes" tome 1 , 1865, il parle du "tumulus de la guerrine". Le mot de tumulus indique qu'il pensait avoir affaire à une sépulture antique. Quant à la " guerrine " c'est semble-t-il le nom d'une terre voisine de la Forest. Néanmoins le mérite de la recherche de textes d'archives concernant la maison-forte revient à Henry DUPONT.
En 1301, construite sans doute depuis peu, elle est avouée au comte de Forez par dame Alix, veuve de Guy de la Perrière. En 1322 La Forest est avouée par Hugues BURET, fils de Feu Guillaume GROS dit BURET, chevalier ; puis en 1329 par Guichard BURET, frère et successeur de Hugues.
Mais en 1330 et en 1333 c'est Guy de la PERRIERE, fils d'Alix et d'autre Guy qui rend hommage à son suzerain : le comte de Forez. A nouveau en 1334 l'aveu est de Guichard BURET et en 1349 d'Alix de la PERRIERE, fille de Guy, petite-fille de la première. Puis en 1363 Guillaume BURET, fils de GUICHARD fait donation au Cousan de la maison-forte de la Forest.
Que faut-il penser de ce va et vient de déclaration de vassalité au comte de Forest ? Un texte de 1380 suggère que la motte et la maison-forte avaient toutes deux pour nom la Forest. D'où la difficulté devant une confusion possible de dire qui déclare quoi. S’appuyant sur un texte de 1303, DUPONT émet une hypothèse plausible.
A cette date, si les BURET possèdent en alleu la terre de la Forest, ils n'y ont pas le droit de haute justice qui appartient aux de la PERRIERE ; avec l'autorisation du compte du Forest, mais sans doute sous promesse d'inféodation, BURET obtient ce droit de dame Alix. En ce début du XIV siècle, le pouvoir est plus centralisé qu’au XI éme. La reprise en main au profit de puissants seigneurs s'amorce dès le XII siècle. Ce n'est qu'après la guerre de 100 ans que le roi tentera de récupérer la réalité de la suzeraineté suprême. Ainsi les BURET seraient devenus les vavasseurs du comte de Forez avouant la seigneurie directe, et les de la PERRIERE les droits dominants.
Au Siècle suivant Eustache de Levis, seigneur de Couzan vend la motte, la Forest, Boisy etc. à Jacques COEUR. A partir de là, il n’est plus fait mention de la Forest dans les actes, mais seulement de la Motte, notamment lorsque après la destitution de Jacques COEUR le 29 mai 1453, la famille GOUFFIER acquiert ses biens à peu de prix. Cette fois les deux domaines étaient réunis sous le même nom de la Motte. Vital PERCHE, propriétaire du tertre, y ayant trouvé des pierres et des briques calcinées, H. DUPONT évoque la possibilité d'un incendie, destructeur de la maison-forte de la Forest.
HAUTE MAISON
La chapelle de HAUTE-MAISON
Il est impossible de retrouver la date d’édification de cette chapelle.
Mais une visite intérieure et l'aide de son propriétaire M.FRESSONNET que nous remercions, ainsi que de brèves recherches généalogiques en mairie nous permettent quelques conclusions vraisemblables.
La chapelle se présente comme un édifice octogonal pourvu d'une petite abside derrière un autel de marbre blanc. Toute en pierre de taille, ornée de pinacles ciselés aux contreforts et d'un campanile surmontant le dôme, elle fut construite par deux tailleurs Italiens pendant deux ans.
A l’intérieur situé au niveau d'un entresol,, trois petits vitraux de chaque côté représentent nommément Jésus, Marie, Joseph, Anne, Jean, Adrien.
Au-dessous de chacun d’eux une plaque gravée au nom de la personne inhumée sous la chapelle.
Une porte extérieure, au niveau du sol derrière l'abside, donne accès à une crypte sous laquelle se trouve le caveau fermé d'une grande dalle.
Les plaques indiquent cinq noms :
Victor de BASSET
Louise DUCOING née de BASSET
Michel DUCOING
Anne Marie DUCOING
Adrien DUCOING
Victor du Basset, né à Roanne en 1791, épouse Marie Mathilde GABET, décédée à Lyon en 1845, et s’installe à Haute Maison. Née de cette union Louise épousera André Marie Victor Michel DUCOING de la Bénisson Dieu en mairie de St Romain la Motte le 10 décembre 1861.
De cette union va naître Jean Joseph Marie Michel en 1862 et Anne Marie Mathilde en 1863. Malheureusement le premier ne survivra que vingt jours et sa sœur 4 mois. On remarque que les deux plaques de chaque coté de l’autel sont au nom de ces enfants, que d’autre part personne décédé antérieurement à 1862 ne repose sous la chapelle et que les vitraux correspondent aux saints patrons des enfants.
Il est donc logique de penser qu’elle fut construite à la suite de ces deux décès et qu’elle fut achevée en 1865 ou 1866. Autres dates de décès :
1869 pour Victor le grand-père
1880 pour Louise
1881 pour Adrien
Mais quel Adrien ? Il s’agit bien d’André qui sans doute ne trouva aucun de ses prénoms à son goût pour épouser une de BASSET, à moins qu’il n’ait voué un culte spécial à ce Saint pour devenir Adrien, y compris dans les actes officiels à partir de l’enregistrement du décès de Anne Marie.
CHATEAU DE MAREUIL
La date de sa construction est inconnue.
On sait que Claude Bonport de LORGUES en était propriétaire en 1302.
En 1363, Jean de CHAMARANDE, damoiseau, rend hommage à ALIX, dame de Couzan et la Perrière, pour des cens et des rentes à Mareuil et à St Romain la Motte.
En 1470, Mareuil appartient aux GROS, dits BURET.
Vers 1855, la propriété agrandie fut acquise par Pierre-François DELORME (1817 - 1902) à M. DUCOING.
Grand chasseur et amateur de chevaux, il menait une paisible existence de gentilhomme campagnard. Il avait épousé en 1852 Camille Marguerite Gabrielle d'AIGUEPERSE.
Les neuf enfants du couple sont nés à Mareuil. Les plus anciens du village se souviennent de la fille cadette, Marie -Thérèse, née en 1872, qui habita la maison jusqu'à sa mort en 1944.
LA RAILLIERE
TREBANDE
C'est la Mairie de St Romain la Motte actuellement. Il était aussi appelé 'Le petit MAREUIL"
Il semblerait que "Trébande" provienne d'une déformation du mot "Prébende".
Une PREBENDE, c'est l'attribution d'une part de revenus attachés à un titre écclésiastique. Le quartier était occupé principalement par la vigne, qui au moyen-âge constituait une source de revenus ou "prébende" au bénéfice de l'Abbaye Bénédictine d'Ambierle.
CHATEAU DE VAUX
Sa construction remonte à la première moitié du 16ème siècle.
La terre de Vaux appartenait alors à Claude de Sarron. Vers 1590, le propriétaire d'alors, Henri d'Apchon, transforma le château en forteresse pour y loger ses bandes qu'il faisait combattre tantôt pour le roi, tantôt pour la ligue.
Vendu aux Ursulines au 17ème siècle, mis nous séquestre pendant la Révolution, il fut ensuite vendu à un habitant du pays qui le laissa à l’abandon. La ruine commença.
Un remarquable plafond à caissons partit pour le Château de Ressins ; une magnifique cheminée en pierre sculptée alla orner une maison d'Ouches. L’entrée du château a encore une grande allure avec sa porte en tiers point et sa fenêtre à meneau de pierre.
LA BROSSE
La maison du TEMPLE
Située sur la Commune de ST-ROMAIN, à proximité des Baraques, elle n'était pas une Commanderie mais un simple domaine rural dépendant de la Commanderie de ST-JEAN-DES-PRES à MONTBRISON.
Chaque année, le 24 juin, pour la Saint-Jean, le fermier du "Temple" devait tenir table ouverte à tout venant. On y buvait outre mesure.
Ainsi, pour les Roannais, le fait d'être ivre se traduisait par l'expression " Revenir du Temple ", allusion directe à ces repas plantureux ouverts à tous et suivis de beuveries.
Chateau de SENONCHE ou SENOUCHE
Le vieux manoir de Sénoches (Chenouche dans l'idiome local), devenu Sénonche puis exploitation rurale Senouche possède une partie ancienne du XV° siècle.
Les remaniements successifs ont modifié l'aspect de cette demeure, conservant sa tour carrée et sa galerie ainsi qu'on les distingue sur cette gravure.
Les GROIGNON furent les premiers seigneurs de cette terre et en portèrent le nom : Arthaud, Guillaume et Huges de Sénoches sont mentionnés au début du XIII° siècle.
En 1358, Isabelle, fille de feu Guiot de CHENOCHES fit hommage à Arnould, seigneur d'Urfé, pour leurs maisons.
Noble Pierre de MARLIOGUES est seigneur de Sénonche en 1460.
Noble Romain de MARLIOGUES, son fils, époux de Louise de THELIS, eut quatre enfants, dont Noble Pierre, né en 1517. Il était seigneur lui aussi de cette terre, ainsi que son fils Charles de MARLIOGUES, né le 15 sept 1550
Au début du XVII° siècle, Sénonche appartenait à Hector Andrault de LANGERON. Puis il fut vendu aux Jésuites de Roanne qui le détenaient encore à la révolution.
Jean BERTHELIER, acquéreur en 1810, le céda à son fils Jean, puis à Louis PERCHE époux de Marie BERTHELIER.
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